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Quelques avis sur la formation EPAG : |
Formation ATPL à distance et en anglais
Je tiens à vous remercier pour l'ensemble de la formation
par correspondance et pour les deux semaines de révisions.
Les cours sont très agréables et, je pense,
très efficace. La solution des révisions avant
les examens est aussi excellente avec de très bons
intervenants dans l'ensemble ! Ayant révisé
à l'aide de la banque de questions avant les semaines
de révisions, je n'ai eu aucune surprise pendant les
examens.
Et comme vous ou l'un de vos collègues l'avez visiblement
remarqué, j'ai fait part de mon retour d'expérience
très positif sur le forum Internet aeronet. François
ROCHE
Formation ATPL à distance et en anglais
Comme vous le savez déjà surement, j'ai réussi
l'intégralité des 6 certificats présentés
en mars : 031 032 033 040 061 062.
Un grand merci à toute l'équipe pédagogique
que j'ai pu rencontrer au château lors de la semaine
de révisions, la grande qualité de leur enseignement
n'est pas étrangère à la réussite
à ces certificats !
Thomas FOISSIN
Encore une fois, un tout grand merci pour cette formation
de qualité, un grand bravo a toute l'équipe!
Frédéric Voortman
First Officer B 737-300
TNT Airways
C. Nicolas, Commandant de Bord EMB 120 : Satisfait de la
formation pour la rigueur, le professionnalisme etc
B. Frédéric, Co-pilote sur Citation II : La formation suivie était dans l'objectif
d'occuper le poste actuel. La marche entre la qualification multimoteur fut certes un peu
élevée, mais la pratique régulière et la motivation permettent de progresser.
L. Emmanuel, Co-pilote A320 : J'ai connu l'EPAG une première fois en 95 à titre
privé pour suivre une MCC. Puis une seconde fois en 98 lorsque Air France m'a envoyé
pour une remise à niveau. A ces deux occasions j'ai pu apprécier le même
professionnalisme et les moyens importants mis à disposition d'un enseignement de
qualité. Ce dernier m'a probablement facilité la tâche dans la poursuite de ma
carrière de pilote jusqu'à aujourd'hui.
V. Laurent, Co-pilote Dornier 228 : La formation EPAG a certainement contribué à mon
embauche. Les méthodes de travail se retrouvent dans la compagnie qui m'emploie
actuellement.
B. Robin, en attente d'un poste de pilote : La formation EPAG est de haut niveau. La
structure y est exemplaire. Bien sur il y a des moments toujours plus durs que d'autres et
qu'on se met à en vouloir à la terre entière, mais je n'aurai pas assez de place pour
décrire 3 ans de bons moment passé à Merville.
C. Arnaud, Co-pilote Fokker 100 : L'EPAG m'a été très profitable durant ma formation
à Brit Air. Avec une licence américaine, j'ai reconvertis cette licence sans problème
au sein de l'EPAG grâce à une très bonne qualité d'instruction.
P. Henri : Co-pilote MD : Sérieux de l'école, très satisfait de la formation.
Dès
l'âge de dix ans, je savais quel serait mon métier.
Florence, 23 ans, pilote de
ligne
Propos recueillis par Thierry Vigoureux (LE FIGARO).
Elle était la plus jeune pilote lors de son entrée à Air France l'an dernier.
Florence Dubouchet, 23 ans, silhouette élégante et longs cheveux blonds en queue de
cheval, reste la première femme " cadette ". La nouvelle filière de formation
qu'elle a suivie est devenue la voie royale pour accéder aux commandes d'un Airbus ou
d'un Boeing de la compagnie nationale, mais n'est pas d'un accès plus aisé que le
concours classique de l'Ecole nationale de l'aviation civile. Strictement sélectionnés
lors d'évaluations et de tests psychotechniques sévères (1 231 candidats en 2001 pour 8
% d'admis), ces jeunes, d'un niveau minimum bac scientifique + 2, sont entièrement pris
en charge par Air France. Carnet de vol vierge ou non, les cadets entrent ensuite à
l'Ecole de pilotage Amaury de la Grange (Epag), à Merville dans le Nord, pour un cursus
de 18 mois. Suivent le stage réacteur puis les séances de simulateur à Vilgénis.
Quelques mois plus tard, ils se retrouvent en place droite d'un avion de ligne, aux
côtés d'un commandant de bord chevronné. A tous les stades de cette formation, jamais
de classement, c'est la règle dans le transport aérien. L'élève reçoit parfois des
notes. Le plus souvent, une croix dans une case signifie qu'il est apte ou inapte. Les
cadets sont liés pendant cinq ans à la compagnie nationale et remboursent 46 000 euros
en 48 mensualités d'une formation coûtant environ 140 000 euros au total. Florence,
fille d'un père chef de chantier chez Bouygues et d'une mère hôtesse, a toujours eu le
goût des voyages. C'est après un bac S obtenu à 17 ans avec mention et des classes
préparatoires scientifiques qu'elle s'est présentée à la sélection d'Air France.

Aux commandes d'un Airbus, elle était, l'année dernière, la plus jeune pilote
lors de son entrée à Air France.
LE FIGARO - Quelles sont les qualités nécessaires pour être pilote de
ligne ?
Florence DUBOUCHET - Il faut d'abord beaucoup de passion pour persévérer et y
arriver. Maintenir une bonne hygiène de vie est indispensable pour être équilibrée et
disponible pendant le vol et oublier le reste. Il est aussi très important d'être
ordonné et méthodique ; ne jamais se précipiter dans l'action, toujours réfléchir
avant d'agir.
Mener une carrière et être mère de famille, est-ce compatible pour un
pilote de ligne ?
Bien sûr. Je ne suis pas encore concernée mais les femmes qui le sont
parviennent à concilier les deux. Elles savent s'organiser. Dans l'immédiat, je peux
demander que mes jours de repos soient alignés avec ceux de mon ami, qui vient lui aussi
de rentrer comme pilote à Air France. On ne peut plus voler dès que l'état de grossesse
est connu mais l'ancienneté continue à courir pendant les congés de maternité. En
fait, l'évolution de la carrière des pilotes est toute tracée. A nous de choisir les
machines les plus sympathiques, par exemple en fonction du réseau desservi. Certes, la
nouvelle qualification, nécessaire quand on change d'appareil, demande beaucoup de
travail, qu'il faut concilier avec des enfants en bas âge.
Pensez-vous au terrorisme, aux attentats qui peuvent menacer le
transport aérien ?
Nous y sommes préparés par des stages, des études de cas concrets que nous
apprenons à régler, surtout celui du passager énervé. Mais je n'ai pas peur et cela ne
me perturbe pas du tout. Cela m'intéresse d'aller à Alger. Si la compagnie a accepté de
rouvrir la ligne, c'est que les mesures adéquates ont été mises en place. Mais je
comprends très bien que des pilotes refusent certains vols réputés à risques.
Personnellement, je suis confiante.
Piloter un avion de deux cents passagers à un peu plus de vingt ans,
c'est surprenant ?
La transition est très rapide, de l'école au simulateur, puis aux commandes de
l'Airbus. Les qualifications s'enchaînent. Cela passe très vite. J'ai eu une belle
surprise le jour de mon lâcher en ligne d'avoir un commandant de bord-instructeur de
grande réputation. C'était vraiment le hasard du planning car il y a seulement 180
femmes sur 5 000 pilotes à Air France. C'était il y a un peu plus d'un an. Aujourd'hui,
j'atteins 900 heures de vol.
Des personnalités vous inspirent, sont pour vous des références ?
Oui, ma maman. Pour tous les métiers qu'elle a exercés - cascadeuse,
professeur de sciences, hôtesse à Orly - et les quatre enfants qu'elle a élevés.
J'admire aussi Jacques Clostermann, le pilote de Spitfire de la dernière guerre que j'ai
découvert dans son récit Le Grand Cirque. Mais je n'ai pas d'idole. J'essaye de faire du
mieux que je peux. J'ai mes propres références et mes valeurs que je sais adapter à la
vie actuelle.
L'excellence pour une jeune femme et pour un pilote de ligne, qu'est-ce
que c'est ?
Pour un jeune, c'est faire ce que l'on aime. Surtout ne pas écouter ceux qui
disent que c'est inaccessible. Pour un pilote, c'est être au top et savoir s'adapter à
toutes les situations.
A défaut d'être pilote de ligne, quelle carrière auriez-vous choisie
?
Peut-être hôtesse de l'air car je ne peux pas me passer de voler. Sûrement
pas ingénieur aéronautique car je n'aurais pas pu rester toute la journée dans un
bureau d'études. Changer souvent de lieu, d'équipage est un style de vie qui me
convient. J'aime les métiers de rencontres. J'étais très accrochée à ma vocation.
Dès l'âge de dix ans, je savais que je voulais être pilote.
Dans le cockpit, vous pratiquez un travail d'équipe sans jamais
retrouver les mêmes équipiers, n'est-ce pas difficile parfois ?
A la division Airbus A320 d'Air France, il y a, au total, près de 1 200
commandants de bord et copilotes (OPL ou officier pilote de ligne). On a donc une chance
sur 824 de retrouver le même couple. Notre formation nous apprend à travailler avec
n'importe qui. Les procédures sont très strictes et doivent être appliquées au mot à
mot, dans les check-lists, par exemple, pour qu'il n'y ait jamais de malentendu. C'est ce
qui sauve en cas de problème. Cette méthode nous a été enseignée dès les premières
heures de vol à l'Epag où cette forme d'exploitation est pratiquée même sur un avion
d'aéro-club.
L'aviation est misogyne. Une femme, jeune de surcroît, rencontre-
t-elle des difficultés ?
J'entends souvent des commandants de bord dire : " Vous avez l'âge de ma
fille. " Mais je trouve très intéressant de voler avec des navigants de 30 à 60
ans. Certains viennent de l'armée de l'air, de l'Aéropostale, d'autres sont des anciens
d'Air Inter, etc. Ils ont plein de choses à me raconter, d'expériences à m'apporter et
j'apprends beaucoup. L'un m'a un peu provoquée en ne prononçant pas un mot pendant le
vol en dehors, bien sûr, des procédures. Je n'ai pas bronché. Mais comme je n'ai pas ma
langue dans ma poche, je lui ai dit ensuite au sol ce que j'en pensais.
La profession de pilote se désacralise par la démocratisation du
transport aérien. L'avion devient navette. Est-ce que vous le regrettez ?
C'est sûr, il y a moins de mythe, nous sommes très assistés et encadrés. Les
simulateurs perfectionnés permettent d'arriver en ligne avec relativement peu d'heures de
vol réelles. Le travail de gestion, les relations humaines sont devenues plus
importantes.
Concorde vient de s'arrêter. Espérez- vous voler en A380, l'Airbus de
555 places ?
J'ai compris que l'arrêt de Concorde était une décision économique mais
personne ne l'oubliera. Normalement, ma carrière me permettra de prendre un jour les
commandes d'un A380, un avion qui soulève beaucoup de questions. Lors de vols très
longs, il pourrait y avoir à bord deux commandants de bord. Quand il y aura une décision
à prendre, qui l'assumera ?
Y aura-t-il toujours un pilote dans l'avion ?
Dans un futur proche, oui. Même si la technique permet à un avion de voler
sans pilote, les passagers ne l'admettraient pas. Déjà, ils s'interrogent quand ils me
voient à mon âge aux commandes. Ils me demandent si je suis bien accompagnée par un
commandant de bord. |